C'est encore un rêve: Quand l'art célébré la journée mondiale des droits de la femme
16 avril 2018
C'est encore un rêve: Quand l'art célébré la journée mondiale des droits de la femme
16 avril 2018

L’exposition ‘c’est encore un rêve’ s’inspire des citations d’Yvette Roudy, icône et pionnière des droits des femmes pour laisser libre cours à des artistes à exprimer leurs points de vues et mettre sur un piédestal leurs réflexions qui seront exploités à travers l’entonnoir du portrait.
Ce n’est pas par hasard que le vernissage a débuté le 8 mars, Journée Mondiale de lutte des femmes, pour l'égalité des droits, mémoire aux portraits des héroïnes des mouvements de libération.

A « Ghaya Gallery », peu importe le genre, l’artiste habille ses portraits de revendications, de complexités.
Ainsi, chaque œuvre devient une confidence : C’est un témoignage intervenant dans un espace de la galerie et prêt à fasciner une foule venue sur place pour admirer la beauté du message envoyé.
Dans quelques œuvres, le genre s’efface, mettant à jour la problématique : ‘Est-ce primordial de représenter ou non la sexualité d’une personne ? »


Abdesslem Ayed :
Un artiste plasticien qui vit et travaille entre Gabès et Tunis, diplômé de l'institut des Beaux-Arts de Tunis et ayant à son actif une maîtrise en arts plastiques spécialité sculpture. En parallèle de sa pratique plastique, il est restaurateur de sculpture antique au musée national du Bardo.
Il participe régulièrement depuis 2008 à des expositions collectives en Tunisie (Galerie El Marsa, Bibliothèque nationale, Elbirou Art Gallery, galerie d’art municipale, Erquy (France), Musée de Carthage, Galerie A.Gorgi).


Wissem Ben Hassine :

Né en 1976 à Menzel Temim, Wissem Ben Hassine se passionne pour la peinture et le dessin dès son plus jeune âge. Diplômé de l'école supérieure des Beaux-Arts de Tunis en 2001, il enseigne l'art du dessin à l'école supérieure des arts et métiers à Kairouan entre 2005 et 2006. Cet artiste plasticien a également exposé ses œuvres en Allemagne en Espagne et aux Emirats-Arabes.

Soufia Ben Saïd :

A cinq ans, elle est artiste. A 20 ans, elle est détective. A 15 ans, elle est chercheure. A 20 ans, elle est étudiante en mathématiques supérieures est spéciales. A 25 ans, elle est ingénieure d’une grande école française. A 30 ans, elle est immigrante au Canada. À 35 ans, elle est libre. A 40 ans, elle est artiste. Ceci est le bref parcours de Soufia Saïd.


Mohamed Ben Slama :

Né en 1974 à Tunis, Mohamed Slama a grandi à Denden. Autodidacte, il commence à peindre en 1995, en dilettante. Mahmoud Chelbi l’invite en 1997 À exposer dans la galerie el Teatro, autrefois appelée la galerie Aire Libre. De là, Mohamed Ben Slama enchaînera les expositions personnelles et collectives entre Tunis et Paris. Il est actuellement représenté par la galerie Patricia Dorfmann, à Paris.


Ymen Berhouma :

Né en 1976 en Tunisie. Ymen Berhouma passe quelques années en France et en Allemagne avant de s'installer définitivement à Tunis, où elle expose régulièrement depuis 2006. Autodidacte, elle puise dans son histoire pour cerner l'objet de ses réalisations. Son travail s'appuie sur le collage des rehauts et des aplats de couleur. Son travail a été notamment exposé au musée de Montparnasse, Paris ;Dar Sébastien, Hammamet et Galerie A.Gorgi Tunis.

Slimen ElKamel :

Jeune artiste et critique d'art. Il a participé à plusieurs expositions collectives et a réalisé sa première exposition personnelle en 2011. Il a participé à une résidence d'artistes au centre d'arts vivants de Rades en 2010 et effectué plusieurs voyages à Paris, en Algérie et au Bahreïn. Il est actuellement professeur à l'école des Beaux-Arts de Sousse.


Imed Jemaiel :

Il vit et travaille à Tunis. Diplômé de l'institut supérieur d'art d'architecture et d'urbanisme de Tunis. Il y enseigne la pratique des arts et leurs théories depuis 1992. Il participe à plusieurs expositions de groupes à Tunis à l'étranger. Ses deux expositions personnelles : « les dessous des ratures » et « maculée conception » qui datent de 2014 et de 2016.


Halim Karabibene :

Né en 1962 à Bizerte, Halim Karabibene a été reconnu dans les années 90 grâce à ses collages et à ses peintures oniriques, sarcastiques et exécutés avec maîtrise. Tout au long de sa carrière, il a exploré formellement un univers alternatif hybride et "mis en scène" de manière ludique avec toute une gamme de personnages mythiques et Néo-pop.


Feryel Lakhdar :

Ce diptyque a pour ancêtre une œuvre de Piero Della Francesca qui représente en deux panneaux le portrait de la duchesse et du duc d'Urbino, en un temps où la femme n'existait que par son statut d'épouse.

Il lui a paru intéressant de remplacer l'homme par une autre femme dans ce face-à-face social et de regarder les deux personnes s'envisager au sens propre.


Ahmed Malab :

C'est un artiste algérien vivant en Tunisie. Aucune de ses peintures ne porte de titre. Quand il s'agit d'en parler, l'artiste désigne ses portraits comme des objets volants non identifiés. Il reconnaît les formats, les couleurs, la complexité de la composition et énumère ses toiles en coordonnées variables. Un peu comme on parle de personnes que l'on ne connaît pas, il évoque des masques, des architectures, et des chromatismes.
Rarement présenté, son travail a pourtant gravité dans certaines institutions dont le centre culturel arabe de Paris en 1994, à Alger en 1996, à la galerie Calida à Tunis en 2003 et en 2004, à Athènes en 2010, à Istanbul en 2013 et à la galerie Ghaya à Sidi Bou Saïd en 2014.


Ibrahim Mattous

Ibraheem Mattous est un pseudonyme qui a été créé à partir des méandres plastiques de l'artiste. Depuis 2010, l'artiste a participé à plusieurs expositions collectives : LOKHRINE/ LES AUTRES et sexy art 3 à la galerie l’Aire Libre à Tunis, au printemps des arts au palais Abdellia à La Marsa, à Politiques 1 et politiques 2 au CNAV de Tunis et à la galerie Talmart à Paris, aux expositions SANS TRANSITION, Slash, sa première exposition personnelle « Hrigua », puis en 2015, « burning day » et en 2016 « métamorphosis ». Plusieurs de ses œuvres font partie de collections publiques et privées en Tunisie, en France et en Angleterre.


Hind Megdiche :

Après avoir commencé par l'écriture cinématographique ainsi que par des études d'art et de graphisme à l'école supérieure des sciences et technologies du design de Tunis, Hind se tourne vers son premier amour, le dessin. Ses créations hybrides naissent de l'utilisation de plusieurs techniques : l'acrylique, l'encre de chine et les crayons aquarelles..
L'artiste présente une série de portraits transcendants pour créer une brèche entre notre inconscient, l'imaginaire et la réalité. Son sujet de prédilection est la femme : cette femme universelle est intemporelle, figure milléniale qui absorbe le monde en elle pour mieux le retranscrire.


Najeh Zarbout :

Najeh Zarbout est née en 1979 est originaire de Kerkennnah.
Elle vit et travaille à Sousse. Docteur en arts et sciences de l'art de la Sorbonne, elle s'intéresse à des sujets liés à l'actuel et aux problèmes que rencontrent les individus dans la société contemporaine. Des questionnements par rapport à l'autre et les relations qu'on a avec lui sans évoquer est traité particulièrement dans ses réalisations plastique derrière les offres à priori ludiques se cachent des sujets profonds et osés. Ses travaux prennent des formes diverses allant du dessin à la vidéo, en passant par la photographie et l'installation. Najeh a participé à des expositions collectives en France et à l'étranger. Elle est lauréate du grand prix d'arts plastiques du festival « ici et demain 2008 ». 

Crédits photos : Olfa Sidomou

Souhé Jelassi

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