Retour sur la première journée de Dream City : On s’embarque dans l’aventure
06 octobre 2017
Retour sur la première journée de Dream City : On s’embarque dans l’aventure
06 octobre 2017

Installation The Barbed Gate de Nidhal Chamekh ©FBA

On l’a attendu depuis deux ans, Dream City le festival d’art dans la cité est revenu encore plus riche, plus palpitant et plus diversifié que jamais. 

Le coup d’envoi a été lancé dans la matinée du mercredi 04 octobre. Dès 10H00 du matin et malgré la pluie et le mauvais temps, les festivaliers ont afflué de toutes parts vers la Médina de Tunis, lieu de rencontre de tous les arts.

Les ateliers de la ville rêvée ©FBA

L’aventure a démarré à 10h à la Khaldouneya où le public était convié à réfléchir et à débattre avec le grand philosophe belge Eric Corijn dans le cadre des Ateliers de la ville rêvée. Les ateliers de la ville rêvée Jamila Binous ©FBA

La première journée a été consacrée à la question « Comment maintenir le patrimoine de la Médina au XXe siècle ? » en présence de l’architecte et urbaniste tunisienne Jamila Binous, invitée du jour.

Les ateliers de la ville rêvée ©FBA

Deux heures et demie de partage d’idées, d’échange et de vision commune autour de la ville et le devenir du monde urbain.

12h30, à la fin de l’atelier on s’organise pour les fameux parcours de créations qui commencent à 13h dans différents coins de la Médina. 

La couleur du temps Erin Manning ©FBA

La couleur du temps Erin Manning ©FBA

Ainsi chacun choisit son propre itinéraire pour entamer son aventure artistique à la recherche des œuvres « cachées », car Dream City c’est avant tout l’occasion d’arpenter la vieille cité de long en large pour découvrir et redécouvrir ses ruelles et ses petits coins.

Passage obligé pour le premier jour « The Barbed Gate » de Nidhal Chamekh puisque c’est l'oeuvre qui nous accueille en premier à l’entrée de la Médina et qui est ouverte au grand public sans même avoir besoin d’un bracelet.


 L’artiste a habillé la mythique porte de France au cœur de Bab Bhar de longs fils barbelés pour questionner le concept de frontière qui est également le centre de sa deuxième œuvre que l’on découvre en avançant un peu plus, ainsi, en arrivant au Foundouk des Français on trouve « Le cabinet des frontières », une installation d’art visuel signée par ce même jeune artiste qui a collecté un tas d’objets de nature différente à partir de « l’imaginaire collectif à propos des frontières », nous dit-il.

Le cabinet des frontières de Nidhal Chamekh ©FBA

Une autre œuvre d’art visuel se trouve à la caserne el Attarine baptisée « L’art du temps » de l’artiste canadienne Erin Manning, qui, à partir de curcuma, de cuivre, de soie et de coton a réussi à mettre en scène un décor qui interpelle aussi bien l’œil que l’odorat sans pour autant nous révéler la symbolique de sa démarche, laissant cours à l’imaginaire du spectateur.

Le cabinet des frontières de Nidhal Chamekh ©FBA

Le cabinet des frontières de Nidhal Chamekh ©FBA

Le cabinet des frontières de Nidhal Chamekh ©FBA

Le cabinet des frontières de Nidhal Chamekh

Le cabinet des frontières de Nidhal Chamekh ©FBA

Héni Eltéli Fakhti et Ghezal  ©FBA

Héni Eltéli Fakhti et Ghezal  ©FBA

Mais Dream City c’est aussi des projections, des spectacles de danse, des performances théâtrales et de la musique jusqu’au bout de la nuit avec des concerts gratuits en plein cœur de la Médina. Alors, on sait ce qu’il nous reste à faire, on récupère nos bracelets colorés et on s’embarque dans cette expérience artistique inédite qui se poursuit jusqu’à dimanche.

F.B.A

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