« IFRIQIYETTES » de ALIA DEROUICHE CHERIF Vernissage Vendredi 28 Septembre 2018
21 septembre 2018
« IFRIQIYETTES » de ALIA DEROUICHE CHERIF Vernissage Vendredi 28 Septembre 2018
21 septembre 2018

Musk and Amber Gallery a le plaisir d’accueillir du 28 septembre au 26 octobre 2018 la première exposition personnelle de Alia Derouiche Cherif, « Ifriqiyettes». « Elles s’appellent Zanoukha, Mahbouba, Beya, Arbia, Bakhta, Kmar, Atka, Tofaha,.. . Elles sont toutes là face à nous, princesses des faubourgs, des campagnes, princesses sans titre mais aux prénoms si chantants. 

Elles surgissent de notre imaginaire, de lointaines cartes postales où la vision de l’Orient passait par des odalisques au regard sombre qui répondait à la demande d’un Occident en pleine vague orientaliste. Mais ces femmes étaient bien réelles au Maroc, en Tunisie ou en Algérie, femmes du peuple, simples, quelquefois à la marge mais réelles avec leurs lourds bijoux et leurs tatouages berbères. Pour leur rendre leur place, Alia Derouiche Cherif leur donne une seconde vie en les magnifiant. 

Autour de plus de quarante portraits, repris des photographies de Geiser, Boumendil, Besancenot, Neurdein, ou Lehnert et Landrock, elle revisite l’image offerte. Ces images qui, pour la plupart font partie d’un patrimoine photographique, nous semblent connues mais lorsque le regard s’arrête et s’attache aux détails le regardeur est alors emporté par la richesse des motifs et la maitrise des camaïeux de couleurs. Diplômée de l’Ecole des beaux-arts, enseignant le stylisme, Alia Derouiche Cherif a toujours dessiné en alternant les techniques (feutre, encre, aquarelle) transformant des mandalas en corps sensuels, mettant toujours en avant une frontalité du motif et une richesse dans les arabesques. 

Ici chaque image originale a été imprimée sur papier canson, sorte de toile vierge sur laquelle l’artiste a fait jouer tout son art, faisant ressortir le pli d’un drapé, la richesse d’un bijou, se jouant du temps, en ajoutant un tatouage faisant référence aux tendances actuelles, mais surtout en mettant en avant le corps, les courbes, la force de ces visages, sublimés par les feuilles d’or. 

Et, ainsi Zanoukha, Mahbouba, Beya, Arbia, Bakhta, Kmar, Atka, Tofaha,… deviennent des icônes intemporelles. »

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